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Trouble de somatisation

Ce comportement est extrêmement habituel chez les mammifères et vous n'aurez aucun mal à l'exécuter avec un chat ou un chien.

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Il va de soi que ces deux systèmes évoluent conjointement lors du processus de sélection naturelle [ 49 ]. Chez les animaux, une coordination héréditaire est toujours, sauf dans le cas de déclenchement endogène, à vide ou comme activité de substitution, déclenchée par un stimulus. Ce stimulus peut être visuel, tactile, odorifère ou sonore. Les stimuli visuels, sonores et tactiles, étant plus simples à reproduire, ont été grandement étudiés.

Lorenz remarqua que les stimuli déclenchant une coordination héréditaire ne nécessitent pas de ressembler le plus possible à la forme naturelle. Seules quelques caractéristiques fondamentales sont nécessaires, il s'agit du stimulus clé stimuli effectifs. De plus, en général, plus le stimulus artificiel est grand ou exagéré, plus il est efficace. Il s'agit du phénomène d' hyperstimulus ou stimulus supranormaux. Si chez les animaux inférieurs insectes , mollusques , poissons , amphibiens , reptiles la réponse à un stimulus est habituellement une coordination héréditaire, la situation est beaucoup plus complexe chez les mammifères et en particulier chez l'humain.

En effet, chez celui-ci, la présence d'un stimulus clé déclenche rarement une coordination héréditaire déterminée mais produit plutôt une réaction émotionnelle changement motivationnel permettant plusieurs comportements alternatifs ou même l'apprentissage de nouveaux stimuli clés par le mécanisme d'empreinte. Cette maturation est l'équivalent du rodage des processus moteurs en ce qui concerne le développement des fonctions cognitives nécessaires à la mise en place des mécanismes de déclenchement innés.

Par exemple, un bébé âgé de seulement dix minutes manifeste déjà une très forte préférence pour les visages à tout autre forme [ 50 ] p. Par contre, c'est seulement vers cinq semaines que le bébé peut reconnaitre sa mère sur la seule base des traits faciaux [ 51 ] p.

À sept mois, les bébés manifestent plus d'attention envers les visages exprimant la peur que ceux exprimant la joie ou les visages neutres et ils allouent encore plus de ressources attentionnelles envers les visages exprimant la colère [ 52 ]. Ce type de maturation ressemble à une lente imprégnation et le fait que les bébés manifestent des préférences envers les visages et certaines expressions faciales démontre la nature innée et très particulière du mécanisme d'apprentissage de la reconnaissance des visages et de la distinction des expressions faciales.

La mise en route de certains mécanismes de déclenchement ne se produit que dans des phases spécifiques de la vie de l'animal, il en est de même des mécanismes de déclenchement de l' excitation sexuelle n'apparaissant que vers la puberté chez l'humain. Il est clair que dans ce cas, il ne s'agit pas d'un processus de maturation cognitive, mais bien d'activation de mécanismes sous l'effet du flux hormonal. La peur est un état motivationnel inné plaçant l'animal en disposition de fuite, de lutte, ou d'inhibition de l'action [ 53 ].

Elle est déclenchée par un stimulus nociceptif procurant de la douleur , par la perception d'un stimulus associé, par apprentissage, à la douleur ou encore par la perception d'un stimulus déclencheur inné comme un mouvement et un bruit soudain déclenchant le sursaut de peur. Le centre cérébral responsable de ces comportements est l'amygdale [ 54 ].

Cette stratégie consiste à fuir si l'animal n'est pas sur son territoire mais à se battre dans le cas contraire. Un animal peut apprendre que, dans une certaine situation, la fuite est inutile et que la lutte est la seule alternative.

Il peut également apprendre que la fuite et la lutte sont inutiles et qu'elles peuvent même empirer sa situation. L'animal entre alors en état d'inhibition de l'action, se manifestant par le sentiment d' angoisse chez l'homme, et procurant les symptômes du stress. L'inhibition de l'action est un des mécanismes utilisés pour permettre l'établissement de structures hiérarchiques de dominance chez les mammifères sociaux comme l'humain [ 56 ].

Des travaux récents [ 57 ] ont mis en évidence que le centre nerveux de la peur, situé dans l'amygdale , est activé par des neurones possédant des récepteurs de gaz carbonique canaux ioniques de type ASIC1a. Les voies nerveuses supérieures de la peur déclencheraient donc cette émotion en augmentant le niveau de gaz carbonique de l'amygdale. Cette découverte explique parfaitement les phénomènes de suffocation et d' hyperventilation associés à la peur panique et aux crises de panique.

De plus, la coordination héréditaire associée à la peur est une rapide inspiration bruyante. C'est entre six et dix ans que les cauchemars sont les plus fréquents.

Dans la moitié des cas les enfants rêvent qu'ils sont poursuivis et qu'ils doivent fuir ou se cacher. Dans vingt pour cent des cas, ils souffrent ou même meurent [ 58 ]. Dans quinze pour cent des cas ils assistent à des agressions physiques faites à autrui et dans dix pour cent des cas, ils tombent dans le vide [ 58 ].

Les agresseurs sont habituellement des hommes quatre fois plus courants que les femmes et occasionnellement des animaux dangereux loups, serpents… ou des hybrides homme-animal. Les êtres immatériels comme les fantômes sont beaucoup plus rares. La structure rigide des cauchemars, culturellement et ontogénétiquement , laisse fortement supposer que ceux-ci sont de nature innée [ 58 ].

La peur innée des serpents chez l'humain est un mythe scientifique tenace. Dans son autobiographie p. Dans The Descent of Man p. Le fait que les chimpanzés , en milieu naturel, ont pratiquement toujours peur des serpents n'en fait pas une peur instinctive. Hinde remarqua que cette peur n'était pas présente chez les animaux élevés en laboratoire [ 60 ]. Par contre, ce même singe ne développera pas de peur particulière envers un autre objet, comme une fleur, si on simule la peur d'un congénère envers cet objet [ 62 ].

Eibl-Eibesfeldt, dans l'une de ses premières expériences, démontra que des enfants entre deux et quatre ans se saisissent d'un serpent tenu devant eux, en train de se tordre, mais l'évitent s'ils le voient onduler sur le sol [ 63 ].

Bien que la peur des serpents ne soit pas plus innée chez l'humain, il est démontré que celui-ci possède une capacité innée à reconnaître beaucoup plus rapidement et efficacement la forme des serpents que celle de tout autre objet [ 64 ]. Il en est de même pour les araignées [ 65 ]. Il existe ici deux mécanismes de déclenchement. Le premier, inné, est celui de l'imprégnation de la vermine dont le stimulus clé est la peur d'un congénère orientée vers une vermine quelconque.

Le second est un mécanisme empreint dont le stimulus clé est la vue de la vermine en question. Il serait présumé que le mécanisme d'imprégnation est facilité, de façon innée, en ce qui concerne certaines vermines comme les serpents, les rongeurs ou les araignées qui induisent des phobies courantes chez l'humain. Si le critère d'horizontalité n'est pas respecté en ce qui concerne la peur des serpents tous les humains n'ont pas peur des serpents , il en est tout autrement de la peur des prédateurs.

En effet, tout homme serait inquiet à la vue d'un gros chien grognant et montrant les crocs et ceci, même s'il n'a jamais eu d'expérience personnelle négative avec un tel animal. Il faut également remarquer que ce genre de jeu de poursuite est pratiqué par pratiquement tous les mammifères, proies comme prédateurs. Le cinéma d'horreur recense des dizaines d'années d'études et d'analyses minutieuses des éléments déclenchant la peur.

Les stimuli déclencheurs clés identifiables et qui sont largement utilisés par l'industrie sont:. L'avantage évolutif du déclenchement de la peur par ces stimuli est évident. Le déplacement par saccades est causé par la trajectoire dynamique d'attaque du prédateur laissant croire que celui-ci est un point fixe.

Pour la proie, le prédateur semble se déplacer par bonds sur la ligne de visée entre elle et le point où le prédateur fut aperçu pour la dernière fois [ 66 ]. L' obscurité induit l'anxiété qui est une forme de peur non-spécifique, l'attention n'étant pas concentrée sur un objet particulier mais diffuse.

Rares sont les jeunes enfants qui échappent à la peur du noir et elle est habituelle, même chez l'adulte. Cette augmentation de l'anxiété est également un mécanisme inné de protection contre les prédateurs. Il est nécessaire d'être plus vigilant à l'environnement attention diffuse la nuit pour remarquer un prédateur tapi dans l'ombre. Ici encore, l'avantage évolutif du déclenchement de la peur par ce stimulus est évident. Un stimulus déclencheur clé de la peur dans le contexte de l'obscurité est la présence soudaine de deux yeux luisants dans le noir.

Se trouver en hauteur produit une forme d'anxiété semblable à celle produite par l'obscurité. Ici aussi, l'avantage évolutif d'une augmentation de la vigilance par ce stimulus est évident. La peur se transmet d'individu en individu et peut, à son paroxysme, déclencher une panique de foule. Les réactions de peur comme le sursaut, l'expression faciale de la peur ou le tremblement de peur sont également des stimuli clés largement utilisés dans le cinéma d'horreur. La première raison d'être du comportement animal est de permettre à celui-ci de maintenir son intégrité physique et d'éviter de mourir [ 56 ].

L' hématophobie et la peur panique des blessures avec épanchement de sang vont souvent de pair. Selon l'OMS, cette affection arrive au troisième rang des phobies les plus communes après celles des animaux et du vide [ 67 ].

Il n'est donc pas difficile de comprendre pourquoi la simple vue d'une personne se faisant estropier ou tuer peut déclencher une peur panique incontrôlable. Les films d'horreur usent abondamment de scènes de démembrement et de tueries sanglantes. Les animaux sociaux excluent habituellement les animaux malades possédant des altérations visibles de leur pelage , plumage ou cuir.

De même, la parade nuptiale oblige souvent l'animal à exposer les parties cachées de son corps, ceci étant un moyen efficace pour le partenaire de vérifier la présence d'anomalies. Chez les chimpanzés, Goodall décrit que ceux-ci rejettent violemment les membres du groupe déformés par la poliomyélite , ce comportement pouvant entrainer une mise à mort [ 69 ]. Chez l'humain, la promiscuité provoquée par la civilisation a accéléré l'éclosion de nombreuses épidémies et a certainement contribué, par voie de sélection naturelle, au développement de cet instinct.

Depuis l'aube de la civilisation, l'humain isole ou exclut les malades, comme simplement les léproseries [ note 6 ]. La présence d'anomalies comme les verrues ou les grains de beauté proéminents était utilisée comme critère par les inquisiteurs pour déterminer si une femme était une sorcière. De même, les films d'horreur regorgent de personnages difformes: Chez l'humain, il y a également la peur de la maladie mentale comme les psychoses délirantes chroniques telle la mégalomanie ou la psychopathie sadique représentées, au cinéma, par les savants fous aux rires graves et tonitruants, et les tueurs en série ou sorcières perfides aux rires aigus et nerveux.

Toute forme incompréhensible, comme une branche dans l'ombre ou dans le brouillard déclenche de l'anxiété et notre attention tente par tous les moyens de résoudre l'énigme phénomène de l'inquiétante étrangeté. Cette réaction est normale, en cas de doute sur le danger, il vaut mieux s'abstenir et il est aisé de comprendre l'avantage évolutif de cette crainte. De même, des manifestations de l'inconnu sont courantes dans le cinéma d'horreur: Pour Irenäus Eibl-Eibesfeldt , le mécanisme de rejet des malades et des comportements étranges s'inscrivent dans un instinct global de rejet des marginaux: Le terme instinct de reproduction dissimule, en fait, un grand nombre de comportements instinctifs différents qui conjointement permettent la reproduction de l'animal.

Il peut y avoir: Si les premiers animaux pélagiques n'avaient qu'à déposer leurs gamètes ovules et sperme dans l'eau pour réaliser l'accouplement, la création de couples et l'élevage des petits nécessita l'apparition de comportements altruistes alors inexistant dans la nature. Ces nouveaux comportements, pour exister, durent trouver un moyen d'inhiber ou de détourner le seul comportement interindividuel existant à l'époque: C'est ainsi qu'apparurent un ensemble de stimuli clés permettant d'inhiber l'agression des parents envers la progéniture.

Chez les animaux supérieurs, il s'agit essentiellement de certaines proportions de la face face plate, front bombé, grand yeux et une tonalité nettement plus aigüe des cris. Si les soins parentaux prodigués par un parent seul permet d'augmenter le nombre de petits atteignant la maturité , le couple décuple cette réussite en partageant les tâches de protection des petits et de recherche de nourriture. Un taux de prédation élevé et une grande difficulté d'approvisionnement en nourriture favorisent également la création des espèces familiales.

La création du comportement de formation du couple se trouva confronté au même problème d'agression interindividuelle que celui de l'élevage de la progéniture , il fallait inhiber l' agression ou la détourner. Beaucoup d'espèces réutilisent les mécanismes inhibiteurs de l'agression inventés pour les soins parentaux entre les conjoints, d'autres préfèrent réorienter cette agressivité vers un ennemi commun, mais, en général, ils combinent ces deux types de mécanisme.

Chez la plupart des espèces sociales, les stimuli permettant la reconnaissance entre les sexes sont appris par imprégnation. Seuls quelques stimuli déclencheurs de base permettent d'orienter le mécanisme d'imprégnation vers l'image du sexe opposé.

L'évolution naturelle a sélectionné ce type de mécanisme souple car s'il était rigide, la morphologie de l'espèce ne pourrait changer et elle deviendrait ainsi atavique. De l'autre côté, le mécanisme d'imprégnation doit être assez rigide de manière à éviter que mâle et femelle ne soient pas objet de désir mutuel.

Il est important de noter que l' homosexualité , beaucoup plus fréquente que les déviances d'objet, est habituelle en nature et extrêmement fréquente en captivité chez pratiquement toutes les espèces animales. Chez le chimpanzé commun , l'homosexualité est courante et chez le singe bonobo , une bonne moitié des activités sexuelles se déroulent entre partenaires du même sexe [ 73 ].

Chez la femme, les seins, les jambes et les hanches sont des stimuli clés. Le rallongement des jambes , l'élargissement des hanches et le développement des seins caractérisent, morphologiquement, le passage à la maturité sexuelle chez la femme. Il en est de même pour la voix grave de l'homme, le développement de sa musculation, l'élargissement des épaules et le développement de sa pilosité faciale. Le rallongement artificiel des jambes féminines, jusqu'à des proportions déraisonnables, fut largement utilisé par l'industrie publicitaire pour séduire les consommateurs.

De même, l'usage de faux culs et de corsets fut pratiqué, à plusieurs époques, pour exacerber les formes féminines jusqu'à des proportions encore plus déraisonnables. Il en est de même pour la mise en valeur de la poitrine par des décolletés plongeants ou l'usage de soutiens-gorge exagérant la taille et la forme.

Chez l'homme, le culturisme permet une hypertrophie musculaire surprenante et la voix grave est souvent exagérée lors de la séduction. Une coordination héréditaire utilisée lorsqu'une femme ou un homme croise une personne qui lui plait consiste à bomber le torse, cela permet à l'homme de révéler la largeur de ses épaules et à la femme ses seins. Un déhanchement exacerbé peut également être utilisé par la femme.

L'obéissance de ces stimuli à la règle d' hyperstimulation , leur relation évidente à la maturité sexuelle biologique et l'association de ceux-ci à des coordinations héréditaires permet de supposer fortement ces stimuli comme étant des déclencheurs innés de l' excitation sexuelle.

Ils sont également probablement impliqués lors du processus d'imprégnation sexuelle. Le phénomène contemporain de l'injection de collagène semble donner raison à Morris, les lèvres obéissent également au mécanisme d' hyperstimulus. L'acte instinctif se définit par la formule de Nikolaas Tinbergen: Cette définition entraine plusieurs choses:. Un réflexe comme le retrait automatique de la main en cas de brûlure n'est pas un acte instinctif car le mouvement ne change pas en fonction de la direction du stimulus.

Par contre, le mouvement automatique de rotation de la tête en cas de bruit soudain ou celui du sursaut de peur ontogénétiquement dérivé du réflexe de Moro est un acte instinctif car la tête s'oriente vers le stimulus dans le premier cas et le corps s'éloigne de celui-ci dans le second. Chez l'humain, le contrôle volontaire permet d'inhiber les actes instinctifs comme le salut des yeux mais nécessite une attention constante.

L'humain possède un tel contrôle volontaire qu'il peut même résister à ses réflexes comme en laissant délibérément sa main sur le feu. Si chez l'humain l'acte instinctif est très rare, le terme de comportement instinctif permet de décrire l'ensemble des comportements génétiquement déterminés pouvant être modulés, dans une certaine mesure, par la culture. Toutes les activités biologiques fondamentales comme la miction , la défécation , la nutrition , le toilettage et autres sont innés.

L'homme n'apprend pas à uriner, déféquer, manger ou à se toiletter mais la manière dont il doit le faire au sein de sa socioculture. Le bébé sait instinctivement comment manger, il est capable, après rodage moteur, d'apporter la nourriture à sa bouche avec ses mains, de goûter et de cracher ce qu'il n'aime pas, il sait instinctivement mâcher et déglutir mais il ne sait pas utiliser une fourchette.

De même, si la toilette semble une activité totalement apprise, le fait qu'il s'agit de la manifestation névrotique la plus courante démontre le contraire. En effet, si chez l'humain, le lavage compulsif des mains est la névrose la plus courante, le toilettage compulsif est également celle des animaux domestiques chiens et chats névrosés. Les éthologues adoptent habituellement le terme motivation pour désigner l'équivalent de la pulsion chez l'animal. En effet, les motivations sont beaucoup plus diversifiées et particulières et concernent toujours des activités biologiques objectives.

Le terme appétence désigne le domaine comportemental trophylactique, prophylactique, reproduction… alors que la motivation exprime le degré de manifestation de l'appétence ou de l' émotion. C'est l'existence de ce facteur endogène qui distingue l'appétence de l'état motivationnel, plus couramment appelé émotion chez l'humain.

En effet, le changement émotionnel est toujours déclenché par un stimulus externe alors que l'appétence l'est par un mécanisme physiologique interne. La capacité d'imagination de l'humain lui permet de générer, par lui-même, des stimuli provoquant des émotions. Il existe six émotions primaires, phylogénétiquement très anciennes, partagé avec des animaux très éloignés de l'humain, soit: Il en est de même pour la peur et la colère que, fort heureusement, l'humain reconnait toujours chez les autres mammifères.

Konrad Lorenz fit remarquer la difficulté de théoriser sur les motivations car elles représentent des mécanismes intérieurs ne pouvant manifester objectivement leurs présences que par les actes à vide.

C'est pour cette raison qu'il s'intéressa particulièrement aux espèces comme certains cichlidés sur lesquels plusieurs taches sombres peuvent apparaître selon leurs états motivationnels. Le modèle originel de Lorenz était relativement simple, la motivation augmentait progressivement jusqu'à atteindre le seuil de déclenchement à vide et s'exécutait alors spontanément.

Par contre, cette théorie simple ne permet pas de développer des modèles mathématiques précis du comportement lorsque plusieurs motivations sont en jeu. Par exemple, en cas de conflit motivationnel chez le chien entre la peur déclenchant le comportement de fuite et l'agressivité le comportement d'attaque, comment établir la fonction de probabilité du déclenchement d'une attaque?

Ici, seules des théories mathématiques complexes comme la théorie des catastrophes de René Thom , utilisée par Erik Christopher Zeeman permettent de créer de bons modèles [ 77 ]. La capacité d'apprentissage permet aux animaux de considérer certains objets comme possédant une valeur intrinsèque, par exemple, l'ouverture des bouteilles de lait chez les mésanges et la transmission culturelle de ce comportement [ 78 ] pourrait faire croire, naïvement, que celles-ci possèdent une appétence innée de recherche de bouteilles de lait.

Il en est de même chez l'humain en ce qui concerne certaines appétences comme le controversé instinct maternel , décrié par Élisabeth Badinter [ 79 ]. Il n'existe aucune connaissance innée du lien de causalité entre la sexualité et la procréation, ceci étant clairement démontré par l'existence des différents mythes de la procréation.

Par contre, que l'enfant soit un objet de désir provoqué, entre autres, par les stimuli clés du mignon est difficilement contestable [ note 7 ]. L'appétence de contact social oriente l'attention vers la recherche d'un partenaire pour s'épouiller mutuellement ou discuter, l'appétence prophylactique vers un idéal de propreté résolu par des comportements de toilettage ou de nettoyage, l'appétence exploratoire, quant à elle, pousse l'animal à une simple activité déambulatoire lui permettant de connaître son territoire et de le marquer.

Les appétences trophylactiques sont régulées dans l' hypothalamus par les centres de la soif et de la satiété [ 80 ] de même que les hormones sexuelles, source de la libido, par le complexe hypothalamo-hypophysaire. L' amygdale semble jouer un rôle important dans la régulation de l'appétence de socialisation alors que le système septo-diencéphalo-mésencéphalique serait responsable de l'appétence exploratoire [ 81 ].

Par contre, un maniaco-dépressif en phase maniaque manifestera une appétence incontrôlée pour la socialisation. La paranoïa est un dérèglement de l'appétence de protection, si nécessaire dans la nature sauvage, permettant à l'animal de prendre des mesures de protection aussi essentielles que de ne pas tourner le dos à un rival.

Le lavage et le nettoyage compulsif définissent une des trois catégories des troubles obsessionnels compulsifs: Que ce soit un castor qui vérifie son barrage ou un humain qui vérifie s'il a bien éteint son feu, que ce soit un écureuil qui accumule des noix ou un humain qui engrange son blé pour l'hiver, les nécessités évolutives à l'origine de ces comportements sont les mêmes.

Les troubles obsessionnels compulsifs seraient causés par un dérèglement de la régulation du glutamate dans le circuit cortico-basal comprenant le cortex orbitofrontal, le cortex cingulaire antérieur, le thalamus et le striatum [ 85 ]. Konrad Lorenz fit remarquer que les appétences culturelles ressemblent à de simples manifestations des appétences biologiques [ 13 ] , [ 14 ].

Il est possible de distinguer l'appétence exploratoire déambulatoire, sans véritable objectif, de l'appétence de recherche. La première entrainerait les comportements concrets de la marche et du voyage mais également le voyage dans des mondes imaginaires comme les romans, le théâtre ou le cinéma. Certains comportements obsessifs compulsifs comme l' hyperreligiosité sont maintenant catégorisés dans le lavage compulsif [ 87 ].

Elle semble extrêmement proche de l'appétence de protection dont elle doit dériver. Par contre, la psychologie Adlérienne pointe du doigt d'autres appétences: Diel remarqua que ce qu'il nomme la psychose non-organique et qu'il considère comme l'ultime détérioration psychique, stade supérieur de la névrose, se caractérise par deux postures catatoniques stéréotypées: Ces coordinations héréditaires sont caractéristiques des dominants et des dominés chez tous les singes catarhiniens singes de l'ancien monde et leur origine est donc extrêmement ancienne soit plus de 25 millions d'années forme fossile africaine de l'aegyptopithecus [ 89 ].

Les relations sociales chez les singes sont régulées par le statut, les dominants ayant accès aux ressources nutritionnelles et reproductives alors que les dominés, pour y avoir accès, doivent démontrer leur soumission par des comportements de service tel le toilettage, l' offrande , le travail et autres. À l'inverse, l'appétence de domination oriente l'attention vers l'exigence de servitude.

La fabulation, mécanisme psychique consistant à s'imaginer dans des situations de domination culturelle tel un chanteur populaire devant une foule, un grand artiste, un grand scientifique, un grand religieux ou simplement un gagnant de loto, peut se cristalliser sous la forme d'une tâche exaltée, toutes les ressources psychiques sont alors investies dans la fabulation, il y a alors névrose [ 88 ].

Selon la conception adlérienne, il faut considérer la culpabilité comme la manifestation phénoménologique d'une mesure de l'inadéquation du comportement dans les sphères de la nutrition, de la reproduction ou de la socialisation en fonction de la socioculture et de ses structures hiérarchiques de dominance.

Dans cette théorie, le traumatisme n'est que l'étincelle à la source de la première défaillance comportementale ayant conduit, par rétroaction positive , à la névrose. Paul Diel considérait la délinquance et ses manifestations violence, toxicomanie, défi de l'autorité, etc. Sous l'influence originale de Karl Marx , l'importance prise par les structures hiérarchiques de dominance classes sociales dans la sociologie moderne est indiscutable.

Des études récentes [ 91 ] ont mis de l'avant les corrélations entre le niveau d'inégalité sociale et les problèmes sociaux comme la maladie mentale, l'obésité, les maladies cardiovasculaires, le décrochage scolaire, la toxicomanie, les grossesses précoces, la criminalité et le taux d'incarcération, la protection de la jeunesse et le suicide.

Les causes psychologiques de ces troubles peuvent venir de l'augmentation globale du stress dans les sociétés inégalitaires [ 92 ] mais comme déjà esquissés, ces mécanismes sont extrêmement complexes.

Diverses études ont montré que la testostérone diminue l' empathie , augmente l'agressivité, l'affirmation de soi et les comportements visant la domination d'autrui.

Les hauts scores de dominance, mesurant certains traits caractéristiques de la dominance, sont associés à des concentrations élevées de testostérone chez l'homme et la femme comme chez l'animal poules, rats ou singes.

Chez l'humain, comme chez le macaque, les femelles dominantes donnent naissances à plus de garçons que de filles [ 93 ]. Les appétences trophylactiques permettent de maintenir l'organisme en vie, l'appétence sexuelle permet sa reproduction, l'appétence prophylactique permet de prévenir les infections, les appétences de protection les blessures, l'appétence exploratoire permet de connaître et de marquer le territoire de manière à garder la mainmise sur les ressources, les appétences de soumission et de domination permettent également d'obtenir des ressources nutritionnelles et sexuelles.

La théorie Darwinienne classique permet également d'expliquer l' instinct grégaire comme les comportements des troupeaux [ 96 ]. Il en est de même des comportements altruistes au sein de la famille nucléaire, les soins aux petits permettent une augmentation directe du taux de reproduction et l'altruisme entre conjoints permet une augmentation indirecte via les soins apportés par le conjoint à sa propre progéniture.

Le renouvellement de la théorie darwinienne permettant d'expliquer l'existence de l' altruisme fut réalisé par plusieurs chercheurs dans le courant baptisé sociobiologie. Des travaux récents ont permis de mettre en évidence son influence sur les comportements altruistes dans les groupes: Ces mécanismes physiologiques sont parfaitement en accord avec la sociobiologie et l'équation de Price voir la sélection de groupe. La notion de comportements complexes désigne des comportements ne pouvant pas aisément se décomposer dans les éléments plus simples exposés coordinations héréditaires, stimuli déclencheurs, appétences.

La plupart de ces comportements ne retrouvent pas d'équivalent chez l'animal et constituent donc, dans ces cas, des instincts typiquement humains. De plus, ces comportements caractérisent ce qui est souvent considéré comme des traits purement culturels comme la gastronomie. Ici, la culture ne joue qu'un rôle de décoration du comportement instinctif. La gastronomie est l'infini des possibles dans le domaine contraint par l'instinct trophylactique.

Les anthropologues ont largement adopté la thèse de Leroi-Gourhan établissant la différence humaine à l'existence de la main permettant celle de l'artefact et au développement de la parole [ ]. Au niveau éthologique, cette différence est fondamentalement la possibilité de créer de nouveaux gestes, c'est-à-dire, de posséder un registre comportemental n'étant pas rigide mais pouvant être appris et modifié.

Le trouble de somatisation est chronique et rares sont les patients qui s'en remettent complètement. Un examen physique est déconseillé pour un critère diagnostique du trouble de somatisation. Des examens médicaux sont appropriés dans le but d'y découvrir la cause des plaintes de l'individu [ 1 ].

Le trouble de somatisation n'est pas répandu dans la population générale. Une recherche a démontré des différences culturelles dans la prévalence du trouble de somatisation. Par exemple, les symptômes et le trouble de somatisation sont répandus à Porto Rico [ 7 ]. Il existe une comorbidité habituelle avec d'autres troubles, particulièrement les troubles de l'humeur ou les troubles anxieux [ 1 ] , [ 8 ].

Une recherche a également démontré un lien de comorbidité entre le trouble de somatisation et le trouble de la personnalité , spécialement dans les troubles de la personnalité antisociale , borderline , narcissique , histrionique , évitante et dépendante [ 9 ].

Bien que le trouble de somatisation ait été étudié et diagnostiqué depuis plus d'un siècle, quelques doutes planent encore concernant sa physiopathologie.

Plusieurs explications font une approche avec la déconnexion entre le corps et l'esprit. Souvent, des théories démontrent que ce trouble se sépare en trois catégories. La première et la plus ancienne théorie explique que les symptômes du trouble de somatisation représentent le corps qui se défend face au stress physiologique.

L'esprit possède une capacité limitée face au stress et à l'effort. Néanmoins, un intense stress émotionnel ou social, au-delà d'une certaine limite que le corps s'est fixée, affecte principalement les systèmes nerveux, gastro-intestinaux et reproducteurs. Ces dernières années, des chercheurs ont fait un rapprochement entre le cerveau, le système immunitaire et l'appareil digestif, qui pourrait affecter les individus souffrant du syndrome du côlon irritable [ 1 ].

Cette théorie explique que la dépression est liée au trouble. Chez les femmes, le trouble de somatisation est très fortement exprimé à la suite d'abus sexuels, physiques ou émotionnels [ 10 ].

La seconde théorie du trouble de somatisation explique que ce trouble survient à la suite d'une sensibilité élevée des sensations physiques internes. Certains individus possèdent la capacité de sentir d'une légère douleur à une très forte et intense douleur. Le trouble de somatisation serait alors lié à un trouble panique dans cette théorie. Cependant, il n'existe aucune explication sûre concernant l'hypersensibilité et ses effets sur les troubles de somatisation.

Les origines psychologiques et physiologiques de l'hypersensibilité ne sont pas bien connues des experts. La troisième théorie explique que le trouble de somatisation survient à cause de pensées négatives et de peurs exagérées. Par exemple, le fait qu'un individu pense qu'une simple crampe fait suite à une tumeur, ou qu'un souffle court fait suite à de l'asthme, pourraient empirer les symptômes.

Ces individus souffriraient d'une douleur plus intense. Souvent, ces patients pensent qu'ils souffrent d'une maladie rare. En date, la thérapie cognitivo-comportementale TCC est le traitement le plus efficace pour soigner le trouble de somatisation [ 12 ] , [ 13 ] , [ 14 ]. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Trouble de somatisation, Symptômes psychosomatiques.

Practical guide to the care of the psychiatric patient.